Grêve du 16 mai 2012

A l'appel des syndicats CGT Penly et SUD énergie Penly

grêve des services continus et discontinus du 15/05/2012 21h00 au 16/05/2012 21h00

revendications sur le taux d'avancement aux choix et l'emploi

 

Incident penly 2

Communiqué de la CGT du CNPE de Penly

L’incident survenu hier dans le bâtiment réacteur de la tranche 2 n’a eu de conséquence ni sur l’environnement, ni sur la population. Le début d’incendie a été maitrisé par les équipes de conduite et les pompiers. Suite aux éléments que nous avons collectés, la fuite évoquée dans les divers médias a été contenue par un circuit prévu a cet effet et n’a pas donné lieu à une quelquonque contamination dans le bâtiment réacteur.

La CGT Penly tient à saluer le professionnalisme et la réactivité des agents de terrain et des acteurs impliqués dans la gestion de l’incident.

Cet événement nous rappelle que la formation et l’expérience des salariés travaillant dans le nucléaire est une des bases de la maitrise de cette industrie.

Sans présumé de l’origine de cet incident (fuite d’huile), la CGT Penly réaffirme que la maitrise des activités, de maintenance (entre autres) passe par une ré-internalisation d’une grande partie de celles-ci. Les départs en inactivité de plusieurs milliers d’agents expérimentés d’ici 5 ans doit entrainer des embauches massives, rapides et supérieures à ce que EDF envisage aujourd’hui. Le passage de relais entre ces générations prend du temps et ne doit pas se faire au détriment de la sureté nucléaire.

 

Pour la CGT Penly

Jocelyn Humeau 0626169277

« La justice, c’est comme la Sainte Vierge, si on la voit pas de temps en temps, le doute s’installe. » (Audiard)

    9 Décembre 2011, 6h30 du matin, un agent du SEM, épuisé comme beaucoup d’entre nous après de longs mois de travail intensif ainsi que ses postes de nuit, perd le contrôle de son véhicule et percute un arbre. Il s’en sort avec des douleurs au cou et au dos. Il est mis à l’arrêt 2,5 mois afin de récupérer suffisamment pour reprendre doucement son travail.

 

    Ce n’est pas le premier accident de ce genre que nous connaissons, les accidentés avaient alors été aidés voir totalement soulagés de leurs frais. Cette fois ci aucune aide ne lui sera accordée, aucune nouvelle de sa santé autre que celle faite par son équipe ne sera prise. Le triptyque assurant la prise en charge des soins médicaux ne lui sera remis  péniblement que le 8 mars, c’est donc la sécurité sociale et non la CPAM qui ne remboursera qu’une partie des frais à l’agent. Ses astreintes lui seront retirées puis remise, son pointage sera modifié le mettant non pas en arrêt de travail mais en arrêt maladie. Son habilitation PR2 sera perdue pendant son arrêt l’empêchant de monter actuellement ses astreintes. Cet accident coute très cher à l’agent financièrement bien sur mais surtout moralement. L’accident a été en soit traumatisant, l’agent se sent abandonné et abattu. « Je me suis beaucoup investi dans mes missions tant en tranche en marche qu’en arrêt, et tout ça pour quoi ? Pour finir dans un arbre et être traité comme de la merde ? Non merci ! » Dit il. Un très fort ressentiment l’anime ainsi que l’équipe à qui il appartient. «  Nous n’en resterons pas là, nous méritons un minimum de respect et de reconnaissance » nous disent ses collègues. Quoi qu’il en soit ce vent de colère qui monte et s’élargit ne s’apaisera pas tant que des mesures ne seront pas prise afin que ce genre d’injustice ne se reproduise pas.

 

Nous rappelons :

 

    Les agents prenant leur véhicule personnel (moto ou voiture) au travail doivent avoir l’assurance «  domicile - travail » dans leur contrat.

    En cas de travaux qui ne vous permette pas de prendre le bus, vous pouvez avoir un véhicule du parc. Si il n’y en a plus, comme ce fut le cas pour cet agent, vous pouvez avoir une voiture de location. Nous vous incitons vivement à prendre une voiture du parc afin de vous éviter, en cas d’accident, beaucoup de désagrément.

    Le triptyque de prise en charge doit être remis après chaque accident par PCD1 dans les plus brefs délais comme le précise la SPA, que cela soit respecté et que la direction prenne ses responsabilités afin que ce ne soit pas à l’agent de payer leur erreur, oubli ou fait exprès (dissimulation d’arrêt de travail).

    Si vous êtes vraiment trop fatigué pour reprendre la route après votre journée de travail, n’hésitez pas à demander à votre hiérarchie un taxi pour vous ramener à votre domicile.

 

Nous revendiquerons :

 

   Egalité de traitement pour tout les agents : Pourquoi y a t’il des gestes de la part de la direction envers des cadres et des gens bien vus par eux et non pour d’autres sur le simple fait d’être mécanicien ou de dire tout haut ce que certains pensent tout bas. Tout le monde, à son échelle, participe aux bons résultats du site et mérite une égalité de traitement.

    Il faut adapter les horaires des postes non pas au bon vouloir du copat mais aux horaires des bus de quart.

    Dimensionner le parc automobile du CNPE afin de permettre aux agents d’utiliser les véhicules pendant les travaux en dehors des heures normal de travail

    A l’heure de QVT nous ne demandons pas un stand de lavage de voiture sur le parking ou autre broutille, mais des effectifs afin d’éviter de surcharger et épuiser les agents, leur permettre tout simplement de réaliser leur travail convenablement sans courir comme des fous partout et faire des horaires délirants.

    Revoir les objectifs du site, non en prônant vouloir faire un arrêt en X jours (comme c’est actuellement affiché en entré de site) afin de battre des records mais faire un arrêt certes un peu plus long mais moins épuisant moins stressant, plus serein et avec de la vrai qualité. Mieux vaut un arrêt plus long, et sans accident qu’un arrêt cours avec des agents complètement épuisés, blessés voir pire. Dans un contexte anti nucléaire puissant nous avons besoin de réaliser de la qualité non des records de durée d’arrêt.

 

    Nous prendrons nos responsabilités envers vous et ferons ce que nous devons faire, avec ceux qui nous suivrons, pour amener la direction à être plus humaine avec les agents, qu’ils soient cadre, maîtrise ou exécution, col blanc ou col bleue, afin que des mesures soient prises avant le prochain arrêt de tranche. Ce que nous pourrons gagner tous ensemble améliorera nos conditions de travail et sauvera peut être des vies… La vôtre ?

 

Il y a... 111 ans

LE 25 JANVIER 1901

Mort de Lissagaray

 

Républicain et démocrate fougueux, polémiste virulent et redoutable, il mena une lutte exacerbée contre l'Empire et fut incarcéré à la prison de Beauvais. La révolution du 4 septembre 1870 lui rendit la liberté.
Il prit une part très active dans l'insurrection du 18 mars 1871 et aux combats contre les Versaillais.

1871, le 18 mars, il participe à la Commune de Paris du côté des insurgés en tant que « simple du rang ».

Il crée l'Action dans lequel, Lissagaray :

  • Refuse toute conciliation avec le « Triumgueusat » : Favres, Thiers et Picard puisque « qu'il n'y a qu'une autorité, celle de la commune »,
  • Dénonce l'inexistence de généraux et de jeunes chefs et l'incapacité des députés,
  • Veut l'interdiction des journaux anti-commune contrairement à Vallès,
  • Réclame le programme de la commune : « Nous avons le droit d'être impatients du programmes de la Commune. Plus le dangers est grand, plus ce programme devient nécessaire. [...] Que la France,... apprennent au plus vite pourquoi Paris se bat: Voilà votre premier devoir, hommes de la Commune. ».
  • Souhaite que « que les intérêts des paysans rejoindront ceux des ouvriers si l'éducation peut s'étendre dans les campagnes »

Seul 6 numéros paraissent en deux semaines et L'Action cesse le 9 avril. Le reste du temps, il est avec son fusil sur les remparts.

Il crée ensuite le Tribun du Peuple qui sort en continu du 17 mai au 24 mai 1871. Ces derniers écrits dans le journal sont « Au feu maintenant ! Il ne s'agit plus de crier « Vive la République ! » mais de la vivre ! ».

Et Lissagaray, « dernier soldat de la Commune réussissait à s'échapper » de la dernière barricade ce dernier jour sanglant. 

 

 

Après la défaite de la Commune, Lissagaray se réfugia à Londres où il écrivit sa célèbre Histoire de la Commune dont les pages frémissantes et pathétiques, pleines d'émotion sont dignes de Michelet. Lorsqu'il revint en France, il fonda son journal La Bataille où il réserva une large place au mouvement syndical et aux revendications de la classe ouvrière. Lissagaray entreprit une campagne violente, inexorable contre le militarisme, le cléricalisme et le capitalisme. Son courage indomptable, son tempérament irascible, batailleur et son caractère hautain et autoritaire, provoquaient la haine de ses adversaires. Pendant toute sa vie, il fut dévoué à l'idéal du prolétariat.

 

Compte Rendu de DP

Retrouvez le compte rendu de la réunion DP du 24/01/2012

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