Réunion CHSCT du 16 septembre 2008

Déclaration CGT
 

Les salariés après quelques jours de repos, voir d'évasion pour les plus chanceux ont repris leurs habitudes. Nous tenons d'ailleurs à rendre hommage à nos anciens qui se sont battus pour que nous puissions bénéficier aujourd'hui des congés dits payés.

Malheureusement, de nombreux salariés, dont le pouvoir d'achat est en berne (pour reprendre une expression connue), n'ont pu partir et ainsi reprendre le travail reposé et serein.


Quoi qu'il en soit, c'est l'ensemble des ces travailleurs qui ont retrouvé leurs lots d'inquiétudes, de soucis et de stress professionnels. Les conditions de travail de plus en plus difficile dues à la diminution des effectifs, à la remise en cause du temps de travail, aux objectifs inaccessibles, auront dans nos entreprises des conséquences délétères sur la sécurité et la sûreté.


Ce n'est certainement pas en transformant le site en « parc d'attraction de la sécurité » ou en pratiquant des numéros de haute voltige, digne du cirque Zavata, que les salariés mettront leur sécurité au premier plan, devant leurs objectifs quotidiens ; ces derniers étant rappelés en permanence par leur hiérarchie.


Vouloir baisser le taux de fréquence est une bonne chose, encore faut-il s'attaquer aux causes profondes des accidents. Proposer des postes aménagés aux victimes en échange d'un arrêt de travail s'apparente plus à l'atteinte d'indicateur, qu'a une réelle politique de prévention, voir à une culpabilisation des accidentés dans un système qui se voudrait aseptisé.


Concernant l'état des installations, et ce malgré les derniers investissements, de nombreux efforts restent à accomplir. Les problèmes récurrents de légionelloses et la fermeture des douches associée en sont les preuves. Nous ne pouvons nous contenter des quelques mesures prisent sans donner au personnel des moyens et des conditions d'hygiène dignes du 21ème siècle. Nous n'accepterons pas une quelquonque régression dans ces domaines.


Nous ne pouvons pas évoquer les conditions de travail sans parler de toutes les petites tracasseries professionnelles et quotidiennes ou nous avons besoins d'avoir des interlocuteurs que ce soit sur des problèmes de paie, de calcul d'indemnités, de pointage, ou ...d'activités sociales et mutualistes. Ainsi, nous condamnons les velléités des directions à supprimer ou à limiter les effectifs ou mandats dans les services qui nous viennent en aide tous les jours.


Le dogme libéral derrière lequel les directions se cachent au prétexte affiché d'une productivité de plus en plus accentuée doit être combattu non seulement sur le champ politique mais aussi dans toutes les instances représentatives telles que le CHSCT.


Les conséquences de cette politique menée depuis des années sur le site et dans l'entreprise, tel le stress, les accidents sont autant d'exemple qui démontrent que nous devons lutter contre ceux qui prônent cette stratégie mais aussi contre ceux qui l'acceptent sans broncher.