Réunion du 4 décembre 2008
Depuis notre dernière commission secondaire, l'actualité sociale s'est encore densifiée. En effet la crise financière mondiale ne se résume pas à quelques folies spéculatives mais elle témoigne des contradictions insurmontables du mode de développement économique et financier qui s'est opposé depuis 25 ans à partir des Etats-Unis. D'un côté, des exigences de rentabilité sans précédent du capital ; de l'autre, une pression inimaginable sur l'emploi, les salaires, les dépenses utiles pour répondre aux besoins des hommes et des femmes.
Pour sauver les banques d'une faillite inéluctable, les gouvernements ont garanti dans le monde quelques 2500 milliards de dollars dont 400 millions d'euros en France.
C'est maintenant cette note que les salariés devraient payer sous forme d'une amplification de la récession économique qui avait commencé bien avant la crise financière.
Pour sauver les actifs financiers les salariés auraient à accepter le chômage, la précarité, la baisse du pouvoir d'achat, le recul de l'âge du départ à la retraite à 70 ans, le travail du dimanche, la destruction des services publics, etc...
Après la journée du 7 octobre pour un travail décent, le 25 novembre dernier, les électriciens et gaziers se sont mobilisés sous différentes formes pour peser sur les négociations en cours sur la pénibilité du travail notamment par des assemblées générales, des filtrages à l'entrée des sites, des arrêts de travail avec 3200mW de baisse de charge.
Il est inacceptable que les nouveaux embauchés de 2009 ne puissent bénéficier de la juste prise en compte de la pénibilité de leur emploi.
Concernant les élections prud'hommales, la faible participation de salariés qui se replient sur eux-même est un facteur social inquiétant. La CGT reste la première organisation avec 33% des suffrages.
A l'ordre du jour de notre CS, nous constatons une fois de plus de nombreux bordereaux sans candidatures. La situation est de plus en plus tendue dans les services au point de bloquer la mobilité de certains collègues au détriment de leur équilibre familial.
Il est urgent de rétablir un climat serein dans les équipes en gréant les postes vacants par des embauches externes si nécessaire.
Compte rendu de quelques annexes
++ Suite au décés d'un agent, la CGT, rejointe par la CFDT et FO, demande l’embauche de sa veuve comme le veut la tradition de solidarité dans nos établissements.
La direction répond que son CV a été envoyé à la branche commerce et qu’elle devrait être convoquée dès que l’autorisé d’embauche 2009 sera connu.++ Suite à l’interrogation de la CGT sur l’existence valide de l’organigramme de l’ECAP, la direction répond que les postes de l’ECAP (technicien de maintenance et agent de maintenance) ont été crées au 1.12.2008 malgré l’avis négatif du CHSCT demandé par le CE. La direction a adressé un courrier au secrétaire du CE.
++ La CGT et la CFDT alertent la direction sur le nombre important d’agents qui souhaitent quitter le service automatismes.
++ Requete d'un agent:
La CGT demande une équité de traitement vis-à-vis de ses collègues. Elle aurait dû être reclassée au titre de la Pers 798 et n’a jamais été examinée en CSP Cet agent est toujours dans son GF d’embauche alors qu’elle s’est adaptée dans beaucoup de services. Elle a actuellement une mission au Sem sur un poste normalement paramétré en plage F.
La CGT déclare cette situation totalement anormale qui génère une souffrance de cet agent.
FO fait lecture de commentaires figurant sur 2 entretiens individuels qui mentionnent une activité satisfaisante de l’agent.
Il faut miser sur l’avenir pour cet agent qui est en souffrance.
Réponse de la direction :pour la demande sur le taux d’activité la demande est non recevable car hors délai par rapport à la notification annuelle du taux d’activité. Pour la requête sur le reclassement il y a des écarts entre les attendus et le réalisé.
Suspension de séance entre 11h et 11h 15
Vote pour : 14 représentants du personnel
Contre : 14 représentants direction + voix prépondérante du président
La requête est rejetée
